Art, sculptures, installations à Toulouse.

DANS LES VAGUES DE RIQUET

Protéiformes et poétiques, alarmantes ou marrantes, quatorze installations d’artistes s’emparent du canal du Midi jusqu’en septembre pour l'exposition Chemin(s) d'eau. Promenade le long du canal en photos et en vidéo.

Affiche exposition chemins d'eau

Relier par un canal l’océan et la mer Méditerranée. Voilà le projet fou de toute une vie, celle de Pierre-Paul Riquet, décédé en 1680 sans avoir pu savourer son œuvre, le plus grand chantier du XVIIe siècle. Toulouse a décidé de célébrer l’année Riquet, monument identitaire de la ville « ce n’est pas qu’une voie d’eau, mais un véritable repère en terme de patrimoine, de culture, qu’il faut valoriser » a insisté Pierre Cohen. 
Le canal du Midi fait partie aujourd’hui de notre vie. Comme une avenue, un bâtiment, une sculpture. On suit sans le voir, traverse sans émotion, longe, absorbé par son jogging, ce joyau classé au patrimoine de l’Unesco. Cet été est le moment idéal pour le redécouvrir.


Une armée hétéroclite d’artistes français et étrangers, plasticiens, spécialistes du land art, architectes, artistes environnementaux et photographes s’empare du canal, de son eau, des berges, des ponts, des arbres, ou encore des façades sur les 10 kilomètres sillonnant le territoire de Toulouse, des Ponts Jumeaux à Rangueil. 
Sculptures à partir de récupération ou de matériau détournés de leur usage, chacun se réapproprie, avec une œuvre souvent créée in situ, ce lacet d’eau reliant les deux mers et en appelle à le respecter. Autant d’œuvres à observer à pied, en vélo, en bateau… pour redécouvrir le canal.

 

Port de l’Embouchure 
Romain Pellas, Radeau 11 
Radeau 11 de Romain Pellas

 

Petites pièces de miroirs assemblées et provoquant de multiples reflets, bidons, bois…Romain Pellas utilise et détourne des matériaux et objets récupérés et donc sans aucune valeur, pour créer ses œuvres comme son radeau à la forme d’igloo. Un artiste proposé par le Frac Midi-Pyrénées- les Abattoirs.

 

 

Ponts Jumeaux
Deev Vanorbeek, Le gardien
Le gardien de Dee VanorbeekÉgalement récupérateur et recycleur, ce Belge trouve son inspiration dans la nature pour créer et imaginer ses œuvres abstraites telles que le gardien, celle surplombant l’eau aux Ponts-Jumeaux. Des créations « in situ » « car c’est à la fois le début du canal (point ultime du parcours de l’eau venant du Languedoc) et le début de l’expo, créées avec des choses comme la charnière, élément symbolique à cet endroit là charnière du bassin » dit l’artiste.

 

 

Boulevards de l’Embouchure et des Minimes
Thomas Sabourin, reflets
Reflets de Thomas Sabourin

 

 

L’artiste jouant avec l’architecture propose ici un jeu de miroirs pour lire et découvrir la ville à travers ses œuvres. De part et d’autre du canal, ce sont les bâtiments vus dans les reflets de l’eau que l’on observe sur des bâches micro-perforées.

 

 

Etang de Compans Caffarelli
Pedro Marzorati, Where the Tides Ebb and Flow
Where the Tides Ebb and Flow, de Pedro Marzorati

Dans cette installation de cet artiste d’origine argentine, les sculptures humaines sombrent dans les flots, interpellent sur la montée des eaux due aux dérèglements climatiques. « Elles viennent nous parler, c’est une façon d’interroger, de questionner simplement » dit l’artiste inspiré pour cette œuvre d’une nouvelle noire.

 

 

Matabiau
Le Phun, Les Pheuillus
Les pheuillus, Le PhunLe canal est envahi par une étrange population de « pheuillus », débarquant peu à peu au fil de l’été à Bonnefoy, Matabiau, St-Aubin, St-Sauveur. Ils ont investis les berges, les ponts près de Matabiau, accrochés à un panneau de signalisation, se balançant au dessus de l’eau, tapis dans une bute, ces personnages en feuilles de platane ont de quoi surprendre : « ils observent l’espèce vivante et s’intéressent en particulier aux migrations humaines près de la gare » dit l’un de ses instigateurs. Avec eux, le Phun, compagnie emblématique des arts de la rue, signe son retour à Toulouse en poétisant l’espace urbain et en confrontant la réalité du quotidien et l’imaginaire.

 

Port St-Sauveur
Pierre Surtel
Pierre Surtel

Ce spécialiste des installations dans l’espace public, jouant avec la lumière du jour, a imaginé une série de persiennes bleues comme des personnages penchés sur l’eau. « Je suis parti d’une attitude tout simplement observée en me promenant à Toulouse, celle de se pencher pour regarder l’eau », explique-t-il.

 

 

À voir également
Les œuvres d’Héléna Sellegren au Musée Labit, celles d’Alain Prillard au pont des Demoiselles, de Véronique Mateudi au pont Giordano Bruno, de Dimitri Xenakis au complexe scientifique de Rangueil et enfin de Caroline Delannoy à l’Université Paul-Sabatier.
Le Pavillon du thé du jardin japonais de Compans accueille une exposition de photos croisant les regards singuliers et sensibles de onze photographes toulousains sur le canal.



Offrez-vous une balade, en vidéo, le long de ce chemin d'eau


2010 : année Riquet

Jusqu'à la fin de l'année vont se succéder divers évènements pour célébrer l'ingénieux Pierre-Paul Riquet.

 

Chemin(s) d’eau

  • 28 juin – 19 septembre : installation artistique Chemin(s) d’eau le long du anal du Midi à Toulouse, avec le concours de : Voies navigables de France (VNF), l’office de tourisme de Toulouse, Umih/Batellerie, Frac Midi Pyrénées - Musée des Abattoirs, Maison des arts Georges Pompidou Cajarc, Maison Salvan.

Retrouvez toutes les dates de l’année Riquet et le programme détaillé surwww.riquet.toulouse.fr/

 

35 secondes sur les chemin(s) d'eau

 

 

Installations d'Artistes

Canal du Midi Toulouse

♥  A  R  T  ♥

"I am a professional artist, every six seconds
I think of my sculptures"

 

 

"Je suis un artiste professionnel, toutes les six secondes je pense de mes sculptures. "

 


"Ik ben een professioneel kunstenaar, ieder zes seconden denk ik aan mijn beelden."

 

 

 

 

 

David Vanorbeek Sites:

 

metallotextile.com

chateau-de-lagravade.com

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